Le point de départ
Dans ce restaurant, le réseau ne servait pas seulement aux clients. Les serveurs saisissaient les commandes sur des terminaux mobiles, et chaque ticket devait parvenir en cuisine pendant leurs allers-retours entre les salles. Le même réseau porte l'encaissement, la musique et les caméras. Une connexion instable touchait donc le service autant que l'accès proposé aux clients.
Le problème signalé au départ était précis : des commandes se coupaient.
Les contraintes
Le restaurant occupe 3 bâtiments en pierre autour d'une place-terrasse, dans le centre ancien. Les murs anciens affaiblissent le signal, et la couverture mobile reste insuffisante à l'intérieur. Les terminaux restaient parfois associés à une borne trop éloignée et ne basculaient pas assez vite vers la plus proche.
C'est le point le plus difficile à voir. Un test à l'arrêt pouvait sembler correct, alors qu'une commande se coupait pendant le déplacement du serveur entre 2 salles.
L'audit avant la pose
L'audit a précédé la pose. Les zones d'ombre, les matériaux, les passages possibles et les emplacements utilisés par l'équipe ont été relevés. Le câblage a été privilégié partout où il était réalisable, car il offre une liaison stable à chaque borne.
Sur une partie du parcours, les travaux auraient été trop lourds. Pour cette zone, des bornes Ubiquiti U6-Mesh, pilotées par une console UniFi, ont répondu à la contrainte. Le maillage n'a pas été utilisé comme raccourci : il l'a été là où le câble ne pouvait pas passer.
Les choix de configuration
Les points d'accès ont été configurés pour faciliter le passage d'une borne à l'autre. L'objectif est de garder le terminal connecté pendant que le serveur se déplace entre les salles.
L'infrastructure a été segmentée en 3 réseaux virtuels. Le premier est réservé à la caisse et aux terminaux de commande. Le deuxième couvre les usages administratifs. Le troisième accueille les clients. Cette séparation évite qu'un pic côté public interfère avec les outils du restaurant. Le portail invité peut proposer une inscription commerciale séparée, avec une information claire et un consentement distinct de l'accès à internet.
La vidéoprotection dans la même console
Des caméras UniFi Protect ont été raccordées à des switchs PoE. Un enregistreur centralise les images. La direction dispose d'un écran de contrôle et d'accès mobiles, configurés utilisateur par utilisateur.
Le cadrage, l'information des personnes et la durée de conservation doivent respecter les règles applicables à l'établissement. Le prestataire configure les équipements et les accès. Il ne remplace pas l'analyse juridique du responsable du dispositif.
La validation pendant un service de midi
Les tests ont été réalisés avec les terminaux de commande en mouvement, et non avec un téléphone posé près d'une borne. Ils ont été menés pendant un service de midi. Le parcours complet a été vérifié : saisie, déplacement, envoi du ticket et réception en cuisine. Les mesures ont été prises borne par borne.
Cette méthode vérifie ce qui compte pour le service, et pas seulement une valeur affichée sur un écran.
Une extension préparée dès le premier chantier
L'architecture a été pensée pour un second espace adjacent. Les nouvelles bornes, caméras et zones réseau ont ensuite rejoint la même console, sans reconstruire le premier site. La direction garde ainsi une vue commune sur plusieurs salles soumises aux mêmes règles.
Ce que cela change au quotidien
Le problème de continuité des commandes signalé au départ a été résolu dans les parcours testés. Le Wi-Fi couvre les zones prévues malgré le bâti ancien. Les clients disposent d'un accès là où le réseau mobile reste faible.
Le réseau, les bornes et les caméras sont administrés depuis le même environnement. Le client n'a pas transmis de mesures avant et après le chantier. Aucun pourcentage de performance n'est donc publié.
Ce que ce projet apprend aux restaurateurs
Une commande perdue ne se corrige pas toujours avec plus de débit. Il faut observer le terminal en mouvement. Dans du bâti ancien, l'audit détermine aussi où le câble reste possible.
La caisse, l'administration et les clients doivent être séparés dès le départ. Un projet d'extension coûte moins cher lorsque les règles, les équipements et la supervision du futur espace sont prévus dans la première architecture.
Questions fréquentes
01Le Wi-Fi maillé remplace-t-il toujours le câblage ?
Non. Le câblage reste la base la plus stable. Le maillage répond à une contrainte de travaux ou de passage, après vérification sur place.
02Le réseau client peut-il ralentir la caisse ?
Les 2 usages sont placés sur des réseaux séparés, avec des règles adaptées. Cette séparation protège les terminaux professionnels de la charge du Wi-Fi public.
03Peut-on ajouter les caméras au même projet ?
Oui. Le réseau, l'alimentation PoE, l'enregistreur et les droits de consultation peuvent être conçus ensemble, dans le respect des règles propres à la vidéoprotection.
Pour un projet comparable
Un projet réseau se chiffre à part, dans un devis écrit. Les tarifs de régie publiés sont les suivants :
- 95 € HT de l'heure sur site, niveau 1
- 110 € HT de l'heure, niveau 2
- 50 € HT de déplacement intra-muros
- 0,92 € HT par kilomètre au-delà de 100 km
Pour l'administration réseau courante, voir administration réseau d'entreprise.
Cas réel, anonymisé.
Un réseau à reprendre sur un site ancien ou sur plusieurs bâtiments ? Prendre rendez-vous pour un audit sur place.
